giovedì, agosto 23, 2007

Ultimo Post

23 août : déjà un mois que je suis rentrée en France. C'est l'heure du bilan !

Primo post ici

J'ai passé une année fantastique, sur tout les plans. Hum .. presque : je n'ai pas validé mon année. Mais comme vous l'avez peut-être remarqué, la fac n'a pas été ma préoccupation première ! Mais au delà de ça, j'aurai appris une langue - je relisais un de mes premiers posts. Que de chemin depuis ! - découvert une autre façon de vivre - j'ai eu mon lot de chocs culturels cette année- visité des endroits plus beaux que les autres, et bien sûr rencontré beaucoup beaucoup de gens. Des italiens, des erasmus de partout en Europe, et puis des français ! Floraine, Coralie, Olivier, Véra, Phil, Magali, Laura .. Il aura fallu partir à l'autre bout de l'Europe pour se rencontrer !



Je suis déjà (encore ?) assez nostalgique, comme tous les autres Erasmus : pas facile de se retrouver chez soi, dans un monde "normal" ! Nous venons de vivre une année vraiment à part, il faut maintenant se réadapter à nos anciens modes de vie ..

Mais qui dit fin d'une période dit aussi début d'une autre ! Il est temps de passer à autre chose : nouvelle année, nouvel appartement. Je vais vivre avec Dan qui me fera je pense tout voir avec un oeil neuf. Et puis je sais que je repartirai dès que j'en aurai la possibilité !

De la nostalgie, donc mais aussi beaucoup de projets. Je referme ce blog en même temps que mon expérience napolitaine. Je crois que vous étiez un certain nombre à le regarder souvent, amis, famille, inconnus (j'ai des visiteurs belges ?!! bonjour la Belgique !), et puis ça m'a obligé à écrire sur tout ce que je faisais. Merci à vous :)

Un petit lien en prime : un blog-carnet d'aquarelles fait par un napolitain : vous reconnaîtrez il Castel Nuovo, il lungomare, et les paysages de la Campanie ..

mercoledì, agosto 15, 2007

Capri

Capri depuis la côte (la photo n'est pas de moi)


Capriii .. C'est finiiii .. ahah oui facile ..

Et voilà .. la dernière île des 3 .. J'avoue que je n'étais pas très motivée par celle-ci, j'avais eu beaucoup eu d'échos négatifs.
En effet Capri possède une double réputation : c'est d'abord le célèbre repère de la Jet-Set couvert de somptueuses villas et de boutiques de luxe. Ici pas d'allemands en quête de cures thermales ni de français habillés Décathlon avec la tente sur le dos ! La renommée internationale de Capri attire beaucoup de monde, en tout cas ceux que ne rebutent pas les prix prohibitifs pratiqués sur l'île, et ce depuis longtemps. Les empereurs romains venaient déjà se reposer ici, et depuis un nombre incalculable d'artistes, de rois, de stars sont passés par là. Capri est une île mythique !

D'où mon hésitation : je m'attendais à un gros rocher pourri par les hôtels et les discothèques. C'est tout le contraire que j'ai découvert quand nous nous sommes enfin décidés à y aller. Les 2 bourgs, Capri et Anacapri, ne présentent pas beaucoup d'intérêt à mes yeux : de petites maisons blanches méditerranéennes, quelques pins, beaucoup de commerces. C'est mignon certes mais très artificiel.
Nous décidons de monter sur le Monte Solaro, le mont qui partage l'île en 2. Dan est enthousiasmé : c'est una seggiovia, autrement dit un télésiège une place qui nous emmène au sommet !


Et là-haut le spectacle nous coupe le souffle : nous surplombons toute l'île recouverte par une brume de chaleur. Elle est toute verte, entièrement recouverte par la végétation. La côte, l'extrémité de la baie de Naples (la punta della campanella), n'est qu'à quelques kilomètres, et de l'autre côté Ischia à demi cachée par la brume. En dessous de nous, les calanques : de hautes falaises escarpées qui interdisent l'accès à la mer. En réalité les criques de Capri ne sont pour la plupart accessibles qu'en bateau, et donc interdites à nous pauvres mortels. En fait le nombre de bateau est impressionnant : il y en a de toutes les tailles partout autour de l'île. Mais d'ici c'est sublime !!

Au fond, la côte



Les célèbres rochers, i faraglioni




Vue de haut ..

Notre carte (et nos informateurs napolitains ! merci Giovanna !) indique qu'un sentier part du sommet et rejoint l'extrémité du rocher en passant par la crête. Nous finissons par le trouver : visiblement il n'est pas emprunté souvent. La balade au dessus de la mer et au milieu des pins et des genêts est superbe (quoiqu'un peu longue ..).

Dan au bord de la falaise

Nous pique-niquons dans un cadre paradisiaque et complètement désert : les touristes de Capri ne sont apparemment pas du genre à partir en randonnée, même pour 2h. Tant pis pour eux et tant mieux pour nous ! Nous avons ainsi réussi à nous éloigner des sentiers battus et à découvrir ce qui pour moi est la plus belle île du golfe. Capri n'a pas usurpé sa réputation ! C'est un lieu d'une beauté rare d'où nous repartirons émerveillés. Cette balade nous en a mis plein les yeux !

Pause pique-nique .. Il fait TRES chaud



Une fois redescendus à Anacapri, nous prenons le célèbre escalier qui redescend au port, désert lui aussi, alors que les bus sont pleins à craquer. Nous avons encore une fois la preuve que les italiens ne marchent jamais .. Un petit saut dans l'eau avant de reprendre le bateau, épuisés ..

Le port et sa plage



à voir : Le Mépris de Jean-luc Godard, avec Brigitte Bardot (1963)
un conseil : allez voir sur Google Earth, je redécouvre ce fantastique logiciel

domenica, agosto 05, 2007

Napoli in Seria A

Une petite vidéo faite à partir de films d'Olivier et de photos à moi .. Soyez indulgents c'est la première fois que je fais du montage vidéo !

Una video fatta con dei video di Olivier e alcune foto di me. è la prima volta che faccio una video allora non essere cattivi per piacere ! :)

lunedì, luglio 30, 2007

Paestum

Paestum est au sud du golfe de Salerne, à 2h de train de Naples. Nous y allons pour voir des ruines antiques et en particulier les 3 célèbres temples grecs et -peut-être ?- trouver une plage où passer l'après-midi. J'y suis déjà allée avec mes parents, et si mes souvenirs sont bons, c'est très beau ! En effet les temples qui se dressent au milieu de la végétation -pins, fleurs, herbes hautes- sont majestueux et impressionnants.


Cette fois en revanche il fait très chaud, c'est tout juste si on peut tenir quelques minutes au soleil. Nous pique-niquons sous un arbre avant de repartir sous le cagnard à la recherche d'une plage.

Le coin est très beau, c'est une jolie campagne tranquille. Il y a des élevages de buffles sur le bord de la route : la mozarella di buffala est une spécialité de la région. Pas de pause dégustation aujourd'hui, moi je rêve d'un bon bain de mer !

Nous approchons de la côte et en quelques dizaines de mètres le paysage se transforme du tout au tout : les fermes laissent soudain la place aux hôtels et aux campings. Je suis déçue, Dan est blasé : il est donc complètement impossible de trouver une côte qui ne soit pas complètement pourrie par le tourisme ! Nous sommes en plein mois de juillet et l'endroit est bondé. Les quelques mètres de plage publiques sont pleines, les plages privées aussi d'ailleurs. Il faut savoir qu'en Italie (ou en tout cas, en Campanie) l'immense majorité des plages sont privées et donc payantes en été. Les autres sont de véritables décharges publiques .. Nous avons pu profiter de la mer avant la pleine saison, c'est maintenant fini.


C'est impressionnant de voir comme la campagne est tranquille et déserte à seulement 100m de toute cette agitation. Les gens ne viennent ici que pour le soleil et la plage : tous bien alignés en rang d'oignon sur le sable, chacun sa glace, ils ne se lèvent que pour se retourner comme une crêpe cuite à point !

Nous avons donc opté pour ce que nous comprenions, c'est-à-dire la glace, et sommes repartis encore plus vite que nous étions venus !

Vacanciers agglutinés sur la plage publique. A droite et à gauche, les cloisons de bois sont les délimitations des plages privées

venerdì, luglio 27, 2007

Solfatara

La solfatara est un cratère volcanique à Pozzuoli, connu depuis l'Antiquité pour ses fumerolles, sa boue et ses eaux sulfureuses. C'est la Porte des Enfers pour les Anciens ! C'est donc un lieu visité et utilisé depuis des millénaires. C'était un étape incontournable du "Grand Tour" d'Europe des jeunes nobles. Bref beaucoup d'infos sur le site de la Solfatara (en Français !)

Le cratère n'est envahi que partiellement par la végétation : on traverse en fait une petite forêt avant d'arriver dans une grande étendue de rochers et de poussière blanche, un véritable paysage lunaire !


Mais le plus impressionnant sont bien sûr les fumerolles qui surgissent un peu partout autour de nous.


Parfois une réaction chimique produit de très beaux cristaux rouges et jaunes.




Une espère ce source de boue en constante ébullition (quelque chose comme 120°C)


Les étuves : ce sont deux grottes transformées en sauna. Malheureusement on ne peut pas y entrer.

sabato, luglio 07, 2007

Tu Vuo' Fa' L'Americano

Notre hymne !!
Première version, Renaro Carosone .. in napoletano :)
La seconde, Danny Brillant (hé oui !!) avec des sous-titres .



Vampe di Sant'Antonio

Trouvé sur le net une vidéo du feu de San Antonio qui marque le début du carnaval à Forcella ! Mon post date de Janvier, et dans les commentaires, Dario et Flo expliquent qu'on appelle ça o'cipp' a Forcella, et que c'est tellement ancien qu'on utilise l'expression pour désigner quelque chose de vieux, de démodé.

Impressionant !

En plus quelques photos des oeuvres d'Ernest Pignon Ernest à Napoli .. par ici

venerdì, giugno 29, 2007

San Carlo


J'ai eu un beau cadeau pour mon anniversaire : une place pour La Traviata, au théâtre San Carlo. Aller écouter Verdi dans l'un des plus prestigieux opéras italiens, quelle classe !
Et on a joué le jeu : Dan est en costume et moi en robe, on achète le livret et on prend le café à Gambrinus, le non moins prestigieux café à côté, avant d'aller s'installer dans la loge qu'on partage avec un couple et 2 vieux messieurs. Je me demande si tout le monde se comporte ainsi ou c'est juste notre manque de chance, mais quel comportement !! La femme fredonne à haute voix les airs qu'elle connaît et faisant un flap flap continuel avec son éventail et s'empresse de téléphoner à l'entracte, et tout le monde commente à haute voix .. Je crois que le plus important n'est pas le spectacle mais de s'habiller, de défiler au milieu des dizaines de miroirs dans les couloirs du théâtre, bref de se montrer. Je ne pense pas que ce soit comme ça chez nous, même si on s'habille un minimum pour aller à l'opéra. Et c'est très conscient : mon coloc me raconte que dans sa loge, une dame rétorquait à son fils que se plaignait de ne rien voir qu'on allait au théâtre pour faire impresssion.
Bon je dois dire que nos voisins étaient particuliers : déjà l'un d'eux avait une oreillette qui faisait régulièrement des petits bourdonnements, et l'autre faisait des remarques irrésistibles. "Ah vous savez il se fait vieux ce théâtre !" (sachant que même s'il est centenaire, il a au moins 200 ans de moins que San carlo) .. "Ah moi vous savez je n'ai pas vu de bonne Traviata depuis 1974" !! hihi

Pas de photo, c'est interdit. Juste une prise en traître


Entracte : on prend un peu d'air frais dans les jardins royaux (le théâtre communique avec le palais royal juste à côté)

Spectacle honnête, pas incroyable, mais enfin Verdi c'est toujours bien ! En tout cas le public les a sifflés sans pitié à la fin du premier acte .. moi j'ai quand même beaucoup aimé, c'est San Carlo quoi !

lunedì, giugno 11, 2007

LA A !!!!

On a gagné !! On a gagné !!

Messieurs Dames l'équipe de Naples revient triomphalement en série A.


La ville est bleue et blanche et les napolitains ont fait péter les pétards du siècle toute la nuit d'hier. Wooooh ! Et tout le monde descend dans la rue : jeunes, vieux, filles, garçons.
Comme on pouvait s'en douter, ici on ne fait pas la fête à moitié : entre la fumée blanche et les pétards (des bombes !), on se croyait en temps de guerre. Confortablement perchée sur un balcon via dei tribunali, moi j'ai bien ri ! Les rues, désertes pendant le match, se sont remplies de napolitains debout sur les scooters, enveloppés dans les drapeaux et surtout de milliers, de millions de feux d'artifices et autres pétards. A Naples, il n'y a pas 30 façons de faire la fête : on crie le plus fort possible, on s'entasse à 3 ou 4 sur les scooters sans casques et on fait de la vitesse dans les rues en brandissant les drapeaux. Ceux qui ne sont pas montés sur les motorini font exploser une infinie variété de feux d'artifices, privilégiant bien sûr les plus bruyants. Les quelques malheureux touristes qui se baladaient tranquillement dans les ruelles vides si faccevano caca adosso :D Quel affolement ! Les mamies en short kaki et au bob sur la tête rangeaient vite fait leur appareil photo et se blotissaient dans les allées, laissant passer des dizaines et des dizaines de scooters .. hihi


Ce matin dans le journal : un blessé (un seul !!) mais des magasins saccagés Piazza Trieste et Trento, les mannequins réquisitionnés et, habillés avec le maillot de Naples, perchés sur la fontaine. Evidemment, affrontement avec la police, etc etc .. Les tifosi de Naples ne sont pas les plus sages. (il paraît que les hommes de Forcella ont sorti les armes pour tirer en l'air .. je n'ai rien vu)

Quelques photos : concours de décorations entre les quartiers. Je dois dire en toute modestie que Forcella le remporte haut la main !!


C'est très joli, on dirait qu'une grosse araignée bleue a tissé des toiles un peu partout.




Olivier sur notre balcon



Via dei tribunali



Installation de banderoles



Drapeaux, maillots, stylos, cravates .... aux couleurs de Naples



En haut : avis de décès de la série B ( Sérénement s'est éteinte la série B, la triste nouvelle étant annoncée par l'ensemble des tifosi ; les joueurs et le président du club De Laurentiis) : ne rigolez pas trop il reste beaucoup d'avis de décès de la France placardés aux murs ! Comme pour le Mondial, les tifosi ont baladé des cercueils couvert de fleurs représentant la série B .. Dessous : les pronostics de Maradona pour le match (Gênes-Naples : 2-2 - Parole de Diego) Sachant que pour aller en A Naples devait gagner ou faire match nul, mais qu'en faisant match nul ils permettaient à Gênes de passer aussi en A. Les tifosi ont fait preuve d'un fair-play exemplaire cette fois-ci ( j'ai même vu des banderoles de Genoa) parce que les gênois sont "leurs frères du Nord", leur ville connaissant des problèmes similaires à ceux de Naples et surtout parce un accord entre les clubs quelques années plus tôt avait permis à Gênes de gagner je-ne sais-plus-quoi (rien de bien propre on le voit, mais chose normale pour le football italien habitué aux scandales de corruption d'arbitres et d'entente entre clubs)



Porta San Gennaro : suspendu aux fils les maillots de toute l'équipe en ordre, sous la porte une banderole " San Genna' miettece a mana toia" (San Gennaro on se remet entre tes mains - en napolitain)



Sur la même place : un malheureux âne, symbole de Napoli




Eglises et monuments recouverts d'azur ..


martedì, giugno 05, 2007

Alcune notizie

Blog en demi-sommeil ces temps-ci, désolé mais rien de bien nouveau sous le soleil .. Les habituelles photos de mer et de ciel bleu : j'ai passé un week-end à Ischia avec Dan c'était très très bien :)

Sinon on va souvent à la plage avec mes colocs, elles sont de plus en plus remplies : l'école est quasi finie ici et du coup on est envahis par des hordes de ragazzi .. Du coup elles sont aussi de plus en plus sales ..

Quelques projets : Je rentre à Lyon pour le mariage de mon cousin début juillet et ensuite je repars directement en Sicile pour un ptit voyage de quelques jours ! Retour définitif fin juillet normalement. Et si quelqu'un a un plan pour bosser en août je suis preneuse c'est compliqué de trouver du taf sur internet.

Je suis contente de rentrer, je dois avouer que Naples commence à me peser. Ce n'est pas un endroit facile à vivre et j'en ai un peu marre. J'aurais appris beaucoup ici, et pas seulement l'italien !

Mais c'est assez désespérant de voir que rien ne change, et ne changera probablement jamais. Le problème du moment : les poubelles. Des tonnes de déchets s'accumulent dans les rues de toutes les villes de la région. Il n'y a pas d'usine de recyclage et les décharges débordent. Certaines communes ont fermé les écoles pour prévenir les risques d'épidémies, il est déconseillé de boire l'eau du robinet, et le gouvernement prévoit de faire une nouvelle décharge sur les pentes du Vésuve (parc naturel). Apparemment ce n'est pas nouveau, c'est tous les ans comme ça, et les habitants sont habitués à vivre au milieu d'amas d'immondices qui atteignent parfois 2m de haut. La Campanie est l'une des régions les plus subventionnés d'Europe, mais les hommes politiques sont cosi schemi que rien ne bouge .. Des élections ont été annulées dans certaines communes car les environs des bureaux de vote sont trop sales et le risque de maladie est trop grand .. (Une commune de 10 000 habitants : 22 listes candidates. Le mec qui m'en a parlé connaît 3 candidats seulement dans son immeuble Pour qui va-t-il voter ? Pour ses potes bien sûr). Les habitants commence à brûler eux-mêmes les poubelles mais les gazs qu'ils produisent ainsi sont encore plus dangereux que les poubelles elles-mêmes ! Le taux de cancer et autres maladies suspectes est 3 fois plus élevé dans les campagnes près des décharges, les animaux meurent mais les gens continuent de cultiver leurs légumes et de les vendre sur le marché à Naples.

Le voisin d'en dessous, Luigi (celui qui est pas bien malin), explique à Olivier qu'il a fait une bêtise et que son père lui a interdit de sortir parce que la police le recherche !
Et puis nous on a pas d'eau chaude quand il pleut parce que la chaudière a été installée (l'été dernier) sur le balcon. Il faut faire très attention aux éviers parce que les canalisations ont été mal construites et se bouchent très facilement. Une jeune fille est dans le coma à la suite d'un accident parce que les secours n'ont pas pu arriver à temps : sur l'autoroute les gens utilisent la bande d'arrêt d'urgence qui est donc bouchée comme le reste. Berlusconi aurait accompli un miracle : une vieille dame s'est levée de son fauteuil roulant quand elle l'a vu. Pas de commentaires du Vatican. (Je n'invente rien !!)

Le mot féminisme n'est pas encore parvenu jusqu'ici : je me fais limite engueuler quand c'est moi qui règle la note et que je suis avec Dan. Une de ces élèves lui explique qu'elle ne pourra pas venir le voir l'an prochain : elle a un copain ! Mais peut-être avec sa mère .. Parce qu'elle a seulement 20 ans vous comprenez :)

Et moi j'en ai marre des regards et des mains dans le bus !

Et nous sommes en Europe ?! L'Italie fait partie du G8 ?! Je suis curieuse de découvrir mieux le Nord, parce que après ce que j'ai vu ici, ça me semble plutôt absurde ! Rien ne change et ne changera jamais, il n'y a aucun espoir nulle part, et les jeunes un minum intelligents attendent de partir d'ici.

Désolé petit pétage de plomb, mais vraiment il y a des jours où tout ça énerve un peu !

Voilà sinon il Napoli est presque en série A, on attend le résultat du match de Dimanche prochain, si vous êtes sages je mettrais des photos de Forcella décorée par les tifosi, c'est impressionnant !

lunedì, maggio 21, 2007

Maratea


Dimanche, lever à 5h du matin : Dan et moi partons pour Maratea, village sur la côte de la Basilicate, c'est-à-dire à 3h de train au Sud de Naples (train régional .. Donc qui s'arrête plus ou moins tout les 500 mètres ..) Pourquoi Maratea ? Parce que c'est le village qu'a laissé la famille de ma grand-mère quand elle s'est installée en France. Eh oui je suis (quasi) italienne moi :)
Mauvaise surprise en arrivant : le centre de Maratea est plus ou moins en haut de la montagne, le port est, évidemment, en bas, et la gare entre les 2. On se prend donc une petite suée (parce qu'il fait déjà bien chaud à 9h du matin) avant de déguster un caffè-cornetto bien mérité sur la place du village. Un espèce de Christ énorme planté sur son rocher surplombe la vallée jusqu'à la mer : il fait la fierté de tout le monde ici, ce serait le plus grand d'Europe (22m), le deuxième du monde après celui de Rio de Janeiro. Hum ..

Joli village, le centre historique est vraiment mignon. Par contre, ici comme dans les Pouilles, on ne comprend rien, le dialecte est bien différent de celui de Naples. Sur une pharmacie, sur le monument aux morts, sur des interphones, il y a le nom de ma mère-grand : Brando !! Sûrement des cousins éloignés .. :)


On redescend par des petits escaliers aux milieux des jardins en fleurs pour éviter la route, jusqu'à la mer.


Au passage une dame qui visiblement s'ennuie nous invite à admirer la vue de sa terrasse qui surplombe le port et la baie, c'est superbe ! Nous fuyons avant qu'elle ne nous invite à manger :) En bas la mer est propre, la plage et les rochers aussi, quel dépaysement .. Des villas plus belles et plus fleuries les unes que les autres se succèdent le long des virages : le temps est loin où les familles émigraient pour fuir la pauvreté de ce beau pays ! L'endroit est touristique, mais un tourisme riche et visiblement respectueux de l'environnement. Et puis nous sommes hors-saison, les plages seraient peut-être payantes et sûrement plus remplies au mois d'août.
Une petite baignade au milieu des rochers et nous pique-niquons.


Moi qui comptais lézarder une bonne partie de l'après-midi, je déchante vite : le soleil est beaucoup trop fort. Alors on se lance : les panneaux indique Sapri, la prochaine station de train, à 18 km. Le dernier train est à 18h, cela nous paraît faisable, alors on se lance !

Très très belle balade sur une petite route quasi déserte au milieu des pins au dessus de la mer, malgré la chaleur et la soif (on finit par trouver de l'eau trop froide à Acquafredda - logique) et les 2 derniers kilomètres parcourus au pas de course pour ne pas rater notre train. A chaque virage nous découvrons une nouvelle crique, et j'aurais voulu tester chacune des plages noires (pierre volcanique) qui contrastent avec l'eau turquoise ..